Le "virus Sologne", variant Cour-Cheverny pour se ressourcer...

Nous avons rencontré récemment Jean Compère, fidèle lecteur de La Grenouille et adhérent de notre association, de natio­nalité belge et résidant près de Liège, qui nous a fait part de son amour pour la Sologne, qui ne date pas d’hier...

La Grenouille : Depuis quand fréquentez-vous notre commune et pour quelles rai­sons en avez-vous fait votre lieu privilégié de séjour hors de votre domicile ?
Photographie animalière avec Jean Compère à Cour-Cheverny« C’est en 2005 que j’ai contracté le "virus Sologne", à l’époque variant "Chambord et étang de Beaumont", renforcé plus tard par celui de "Cour-Cheverny, gîte de la Ferme des Bruyères" il y a 5 ans, où les hôtes sont extraordinaires de gentillesse et de serviabilité. Nous passons 50 à 60 jours par an dans la région (sauf durant les mois de juillet et août…, trop de monde…), notamment une quinzaine de jours au moins à l’occasion du brame du cerf. J’ai pu ainsi faire la connaissance de photographes locaux deve­nus des amis pour certains. Pour ne rien vous cacher, quand les circonstances me tiennent éloigné du terroir solognot plus d’un mois, voire un mois et demi, mon entourage vous dira que mon caractère s’en ressent. C’est vous laisser imaginer mon humeur actuelle pendant cette période…, étant donné les contraintes sanitaires qui m’empêchent de voyager... ».

Photographie animalière avec Jean Compère à Cour-ChevernyL G : Quels points particuliers vous font apprécier particulièrement notre territoire ?
« Originaire de la campagne, né et vivant alors aux portes de l’Ardenne belge, épris de nature depuis mon plus jeune âge, ayant été scout et cavalier d’extérieur, à 34 ans j’ai vécu une conversion inverse de celle de Saint Hubert, que je ne renie pas, même si certaines dérives actuelles m’attristent… Pour parfaire mes connaissances, j’ai pu participer à deux stages (payants) à l’école de chasse du domaine de Chambord (hélas fermée aujourd’hui), l’un consacré à la connaissance et à la gestion du cerf, l’autre à celles du san­glier. Toutefois, si j’en ai prélevé quelques-uns au cours des ans (un par an en moyenne) qui ont abouti dans mon congélateur et sur ma table ou ont été offerts à des amis, je me suis assez vite rendu compte que les animaux m’intéressaient davantage vivants que morts. C’est ainsi que j’en suis venu à avoir envie de les photographier, mon épouse m’y ayant encouragé en m’offrant mon premier matériel Nikon : un boîtier D80 et des optiques. Le domaine national de Chambord disposant de superbes équipements d’observation librement accessibles au public et que l’on ne trouve nulle part ailleurs, tout comme l’étang de Beaumont, et plus récemment l’étang de Malzoné à Millançay, réserve propriété de la Fédération des chasseurs du Loir-et-Cher, nous sommes devenus des habitués de la Sologne et de ses forêts (hélas, de plus en plus engrillagées, même si on peut parfois le comprendre face au comportement de certains usagers…), notam­ment pour le brame du cerf. Les autres ani­maux, dont les oiseaux, nombreux en Sologne, m’attirent également beaucoup ».

Photographie animalière avec Jean Compère à Cour-ChevernyL G : Comment vous est venue cette pas­sion pour la photographie animalière, et comment avez-vous appris à la pratiquer ?
« Le brame du cerf à Chambord a été l’élément moteur, outre les nombreuses et superbes visites de la réserve en 4 x 4 tout au long de l’année (sauf durant le brame pour préserver la tranquillité des cerfs) avec un forestier pas­sionné qui m’avait averti : "Quand on a le virus de Chambord, pas aisé de s’en défaire…", et il avait raison ! Depuis 16 ans, la Sologne est au centre de mes activités et de mon univers. Pour le surplus, je suis un autodidacte qui s’est formé à force de tâtonnements en apprenant à utiliser le matériel, qui a évolué au fil des ans, avec plus ou moins de bonheur et de réussite ».

L G : Parlez-nous de la technique de ce type de photographie très particulière...
« Comme dit précédemment, je ne suis nul­lement un technicien de la photo, n’ayant d’autre ambition que de saisir des moments privilégiés et de les faire partager à ceux qui n’ont pas cette chance. C’est dans cette optique qu’a été créé mon site internet (1). Le matériel utilisé doit être adapté aux conditions et aux circonstances ; c’est ainsi qu’il convient de disposer d’un bon boîtier et d’un téléobjectif, en veillant au poids et à l’encombrement si on envisage de se déplacer vers les animaux que l’on veut saisir. Par ailleurs, l’âge et la mobilité aidant, cela revêt une autre importance. Pour ma part, bien que me limitant à pratiquer l’affût (attendre la venue des animaux), afin de faci­liter le transport lors des déplacements, mon matériel a été allégé en conséquence ».

Photographie animalière avec Jean Compère à Cour-ChevernyL G : Votre plus beau souvenir ?
« En fait, il y en a plus d’un. Chaque rencontre avec un animal dans l’intimité de son milieu de vie a sa part de magie et reste un beau souve­nir, d’autant plus quand on arrive à ne pas le perturber ni l’entraver, voire à passer inaperçu. Et je me rappelle très bien, avec émotion, le moment où mes petits-fils, Simon et son petit frère Adrien, puis leur cousin Théo quelques mois plus tard, ont passé quelques jours avec moi en prenant beaucoup de plaisir à la photo, avec une certaine réussite à la clé, et qui conti­nuent à pratiquer depuis.
Enfin, lors du brame 2014, j’ai reçu une invita­tion à photographier les cerfs dans la réserve de Chambord en vue de la constitution des fichiers d’identification. Vivre le brame de cette manière, à l’intérieur de ce qui est un sanctuaire à mes yeux, reste gravé dans ma mémoire.
Avant de terminer, je souhaite également faire part de mon plaisir lorsque, lors de mon premier séjour à la Ferme des Bruyères, à la nuit tombante, un brame intense et persistant a retenti à 300 mètres du gîte, dans le parc privé de Bois Vert de l’autre côté de la voie des Châtains, abritant, outre des mouflons et des daims, une vingtaine de cerfs, biches et faons, soutenu par des brames aux alentours durant une bonne partie de la nuit ».

P.L. 

La (1) https://monnikonetmoi.be, site où vous pourrez admirer de magnifiques photos animalières.

Grenouille n°52 - juillet 2021















♫ La bonne aventure Ô Gué ! (1)

« La Grenouille » a rencontré Dominique Bouvault, propriétaire du domaine du Gué la Guette, implanté sur les territoires de Fontaines-en-Sologne et de Cour-Cheverny. Il partage son temps entre son activité de chef d’entreprise à Paris et celle d’éleveur de moutons au cœur de la Sologne.

Elevage de brebis au Gué la Guette à Cour-Cheverny et Fontaines-en-Sologne
Dominique Bouvault et ses brebis.
Reprise de l’exploitation familiale en Sologne
Dominique Bouvault : « Amoureux de la Sologne et bercé par le souvenir des moments heureux passés dans mon enfance (Thérèse Bouvault, sa mère, est née Lemaignen, famille bien connue à Cour-Cheverny) à la ferme de l’Ardinière (la ferme du domaine du Gué la Guette), j’ai repris en 2011 l’exploitation familiale, auparavant propriété de mon oncle Hubert, et c’est aujourd’hui une centaine de brebis solognotes qui gambadent sur 40 ha de prairies et 20 ha de forêts au sein du domaine.
Je suis passionné par l’agriculture et les méthodes d’agroécologie(2). Défenseur de cette région et de son territoire, je mets tout en oeuvre en compagnie d’autres éleveurs au sein du Syndicat de promotion et de défense de l’agneau de Sologne(3) pour protéger cette race.
Je souhaite mettre en avant ses qualités, avec un retour à l’élevage traditionnel et à la promotion du pâturage sur des prairies naturelles. J’agis avec la volonté de conser­ver l’authenticité du goût typique du terroir de Sologne. L’exploitation de ce domaine agricole me permet de me ressourcer, et j’ai plaisir à prolonger ainsi l’oeuvre des généra­tions précédentes, que ce soit sur des cycles longs comme ceux de l’exploitation forestière, ou plus courts comme celui de l’élevage mais qui représente un travail de longue haleine pour sauvegarder la race, ou de la culture des céréales en pratiquant l’agriculture de conservation (4). Cette activité est également une aventure familiale et une belle école de la vie pour mes enfants ».

L. G. : Comment avez-vous appris le métier ?
D. B. : « Dans mon enfance et mon adoles­cence, j’ai passé beaucoup de temps en fin de semaine et en vacances auprès de mon oncle, ce qui m’a permis d’apprendre en participant et en observant. Il m’a également appris à faire des piqûres, à identifier les animaux, et toutes sortes de pratiques des métiers de la ferme. Plus tard, j’ai également suivi des formations auprès de la Chambre d’agriculture et je continue à me former en échangeant régulièrement avec mes confrères sur diffé­rents sujets ».

L. G. : Quelles sont les particularités de la race solognote ? (5)
D. B. : « La race solognote est une race ovine pure, qui est adaptée à notre biotope. Véritable force de la nature, son côté rustique lui confère une résistance et une adaptabilité à toute épreuve. Les brebis solognotes sont capables de vivre toute l’année dehors, même avec les pieds dans l’eau. Elles valorisent la végétation pauvre des sous-bois, et per­mettent d’assurer le défrichage de certaines zones comme les bords de rivière ou d’étang. Leur instinct et leur débrouillardise en font des mères hors pair, capables d’agneler seules et de trouver dans la nature de quoi s’auto-médicamenter ».

Elevage de brebis au Gué la Guette à Cour-Cheverny et Fontaines-en-Sologne
Brebis solognotes
La race solognote a failli disparaître
Vers 1850, l’effectif était à son apogée, estimé à 300 000 têtes, sur une vaste étendue (Sologne, Val de Loire, Beauce et Gâtinais). Puis il a décliné au XXe siècle : en 1970, il ne restait plus que 300 brebis… C’est à cette époque que quelques professionnels se sont mobilisés pour conserver le caractère original de la race. On a ainsi créé des « familles » et un processus de reproduction rigoureux évitant la consanguinité. Depuis cette époque, ces éleveurs (une trentaine aujourd’hui en Sologne) cherchent à obtenir une labellisation (IGP ou AOP) (6), afin que sa qualité et sa particularité soient reconnues. On dénombre aujourd’hui environ 3 000 brebis solognotes dans les élevages répertoriés.
D. B. : « L’obtention de cette labellisation est un de mes objectifs et de mes espoirs. En attendant ce résultat, nous faisons tout pour promouvoir la race solognote… : par exemple, nous avons le plaisir de voir la viande d’agneau solognot proposée sur la carte de certains grands restaurants, qui apprécient son goût très particulier ».
La viande des brebis du domaine est commer­cialisée auprès de particuliers et de restaura­teurs locaux (7)
Elevage de brebis au Gué la Guette à Cour-Cheverny et Fontaines-en-Sologne
La promotion de la brebis solognote
dans la capitale
. La laine solognote est égale­ment très appréciée. À une certaine époque la laine n’était plus exploitée et donc jetée. Grâce à de nombreux passionnés de la profession, elle est de nos jours à nouveau valorisée.
D. B. : « Ces brebis, "stars" de la Sologne, pro­duisent une laine vraiment unique, de couleur bise. Un matériau de qualité, que j’apporte avec quatre de mes confères à l’atelier de filage "Aux Fils des Toisons" à Cellettes » (8).
Les brebis sont tondues début mai, mobilisant deux tondeurs professionnels, la famille et les amis, au cours d’une journée bien remplie. La toison (environ 1,5 kg par brebis) subit un premier tri sur place pour mettre de côté ce qui est impropre mais peut être utilisé, par exemple pour faire du paillage (la fibre garde l’humidité). Elle est ensuite triée plus finement par l’association, pour séparer la laine « feutrée » (les fibres se sont amalgamées en certains endroits), qui peut servir à créer de l’étoffe non tissée. La laine de qualité est ensuite lavée dans une entreprise spécialisée en Haute- Loire et filée dans une des dernières filatures artisanales de France, située dans la Creuse (les filatures ont depuis longtemps disparu de notre région…) pour fabriquer des pelotes de fil solognot, avec lequel l’association crée des vêtements de qualité : pulls, chaussettes, etc. Elle fabrique également des chaussons en feutre solognot.
À noter que certaines brebis ont la particularité de produire une laine brune en surface qui est en fait noire dans l’épaisseur de la toison : bien que non conforme aux spécificités de la race, c’est un produit appréciable car il permet d’obtenir une variété spécifique de laine sans avoir besoin de la teinter.

Merci à Dominique Bouvault de nous avoir fait partager sa passion et permis de mieux connaître la brebis solognote…

P. L. - La Grenouille n°52 - juillet 2021

(1) Comptine ancienne… Texte établi par Jean-Baptiste Weckerlin - 1870 (Wikipédia)
(2) L’agroécologie est un ensemble de théories et de pratiques agricoles nourries ou inspirées par les connaissances de l’écologie, de la science agronomique et du monde agricole (Wikipédia).
(3) www.agneau-de-sologne.fr
(4) L’Agriculture de conservation repose sur une combinaison des trois principes fonda­mentaux que sont la réduction du travail du sol, la couverture permanente et l’élaboration de rotations plus longues et plus diversifiées : chaque agriculteur adapte son système en fonction de son milieu et de ses objectifs - www.agriculture-de-conservation.com.
(5) Voir l’article « Brebis Solognotes Chemin des Béliers » - La Grenouille n° 26 - janvier 2015.
(6) IGP : Indication Géographique Protégée - AOP : Appellation d’Origine Protégée.
(7) Ferme du Gué la Guette : www.fermeglg.fr
(8) Association « Aux Fils des Toisons » : www.facebook.com/AuxFilsdesToisons - Voir aussi « Aux Fils des Toisons, la filière de la laine solognote renaît » : www.terresdeloire.com

La Grenouille n°52 - juillet 2021



Vivre côté Sologne

« Vivre côté Sologne » est à la fois une nouvelle boutique et une nouvelle association chevernoise.
L’association est née de la rencontre d’une douzaine de créateurs qui se sont entendus pour commercialiser leurs réalisations dans un même espace.

La démarche a été initiée par deux amies, Myriam Lelarge, créatrice de bijoux et Odile Laresche, peintre animalier et créatrice textile. La première est devenue présidente de l’association et la seconde tréso­rière. Toutes deux se partagent la permanence à la boutique, qui sera ouverte toute l’année : du mercredi au dimanche, de 11 h à 19 h en pleine saison touristique et du jeudi au dimanche le reste de l’année. Le local est loué à l’association par la municipalité de Cheverny.

Vivre côté Sologne
Odile Laresche
Une belle variété de créations locales de qualité
« La plupart des créateurs diffusent leurs réalisations via leur site in­ternet, mais rien ne remplace le contact en boutique qui permet d’en apprécier la qualité et les finitions », nous précise Odile.
Et il s’opère parfois des interactions entre eux pour associer leurs ta­lents pour une réalisation commune. Les dessins d’Odile se retrouvent sur certains chapeaux de Caroline, certains vêtements d’Anne-Sophie ou sur les planches à découper d’Hélène et Florian.

Les créateurs
- Myriam fabrique des bijoux fantaisie. Elle travaille les perles de verre ou les pierres naturelles avec une finition très soignée ;
- Odile exécute essentiellement ses peintures animalières à l’acrylique sur toile de lin ;
- Sandra est céramiste ;
- Caroline fabrique des chapeaux ;
- Sophie, bougies fantaisies et fleurs séchées ;
- Alban, meubles peints ;
- Anne-Sophie, créatrice de vêtements (possible sur-mesure) ;
- Pascale, vannerie ;
- Nathalie, macramé ;
- Hélène et Florian travaillent le bois et le cuir ;
- l’association « Au Fil des Toisons » valorise la laine des brebis solognotes.

Dans un autre registre, vous pourrez découvrir les œuvres de Jean-Paul et de Denis, qui sont écrivains de romans ou de nouvelles sur les thèmes de la chasse et de la nature.

Vivre côté Sologne - Créateurs et décoration
11, rue du Chêne des Dames
41700 Cheverny
Tél. 06 89 88 94 10
Email : vivrecotesologne@gmail.com
Site : vivrecotesologne.fr

J.-P. T. - La Grenouille n° 52 - juillet 2021


Fernand Piaroux

La Grenouille a l’habitude de mettre en avant des personnalités marquantes de Cheverny et Cour-Cheverny qui se distinguent ou se sont distinguées par leur talent ou leur implication dans la vie quotidienne de nos deux villages. C’est la vocation de notre rubrique « En vue ».

Fernand Piaroux, de La Grenouille à Cheverny
Photo 1
Cette page est consacrée à Fernand Piaroux, qui nous a quittés brutalement le 19 décembre dernier. Il était, entre autre, membre fondateur de notre association (Oxygène Cheverny) et collaborateur très actif à notre revue La Grenouille depuis le premier numéro d’octobre 2008. Beaucoup d’habitants, d’acteurs économiques (commerçants, artisans, secteur du tourisme...), d’élus, ont croisé son chemin à un moment donné depuis qu’il s’était installé à Cheverny. La Grenouille lui doit nombre de beaux articles. Il manque à toute notre équipe, et à ses nombreux amis dont nous faisons partie. Nous avons choisi d’évoquer en images commentées quelques-unes de ses actions représentatives et de ses talents. Soucieux de préserver l’avenir et la mémoire de notre bassin de vie, Fernand Piaroux était membre du conseil d’administration de plusieurs associations locales (en plus d’ « Oxygène Cheverny » qui édite La Grenouille) : « L’association de protection des sites de Cellettes, Cheverny et Cour-Cheverny », « Histoire et découverte entre bruyère et roseaux », « Demain Cheverny ».   

Marie-Claude et La Grenouille, les compagnes de Fernand Piaroux

Fernand Piaroux, de La Grenouille à Cheverny
Photo 2
Chères lectrices, chers lecteurs, Vous avez tous manifesté votre émotion, vos marques de soutien et de sympathie auprès de La Grenouille suite à la disparition brutale de Fernand, mon compagnon depuis presque 20 ans. Je vous en remercie de tout coeur.

La Grenouille, depuis son premier numéro, rythmait complètement nos vies. Les parutions trimestrielles, les recherches de tous ordres, la rédaction des articles, le déchiffrage des documents qu’il allait se procurer aux archives départementales, la préparation des « publi-reportages » occupaient ses journées à plein temps. Une Grenouille n’était pas encore distribuée, qu’il fallait penser à la suivante. Fernand se donnait sans compter à cette activité avec passion et générosité. Il aimait, entre autre, l’histoire locale, l’écriture, la poésie et la photo. La Grenouille lui donnait l’occasion de se réaliser dans tous ces domaines. Je ne doute pas que vous aurez toujours une pensée pour lui en lisant les prochains numéros de La Grenouille. Merci encore, chères lectrices et chers lecteurs, d’avoir été fidèles à sa plume.

Marie-Claude 

Charles-Antoine de Vibraye évoque Fernand Piaroux

Fernand Piaroux, de La Grenouille à Cheverny
Charles-Antoine de Vibraye : « Dans ses articles qui se rapportaient au château de Cheverny, Fernand apportait des références et un éclairage. Chaque fois qu’il me demandait des renseignements sur un thème, il portait à notre connaissance des informations primordiales que nous aurions eu de la peine à trouver dans d’autres circonstances. Il présentait des aspects du château non accessibles au public ou nous fournissait des explications plus fouillées ou techniques... De par son métier d’avocat, Fernand était une plume. Il savait chercher et avait la faculté de trouver le détail qui fait basculer le débat... La collaboration avec Fernand était toujours riche en découvertes ». 

  • Photo 1 : Fernand Piaroux était l’un des six membres fondateurs du golf de Cheverny, inauguré en septembre 1989.
  • Photo 2 : Fernand et Marie-Claude.
  • Photo 3 : Fernand lors des journées vénitiennes organisées au château de Cheverny. Fernand rédigeait pour “La Grenouille” tous les articles qui se rapportaient au château de Cheverny, avec la complicité amicale de Charles-Antoine et Constance de Vibraye.
  • Photo 4 : Fernand (au centre) faisait partie de la chorale La Notina”. Il chante ici à l’église de Cour-Cheverny en avril 2015.
  • Photo 5 : Au Marché de Noël du 17 novembre 2013, sur le stand de La Grenouille, Fernand, déguisé en Saint-Nicolas, distribue des bonbons aux enfants (et aux adultes gourmands...).
  • Photo 6 : Passionné de photo, Fernand exposait régulièrement ses oeuvres au Crédit Agricole de Cour-Cheverny, mais aussi à Blois ou autres lieux qui pouvaient l’accueillir.
  • Photos 7 & 8 : Fernand était adhérent de plusieurs associations. Il y pratiquait la guitare  (Musique loisirs), le chant (La Notina), le Taï Chi... ou participait en tant que bénévole à l’animation d’événements (Jazz’in Cheverny)...
  • Photo 9 : Le 11 décembre 2020, sur le marché de Cour-Cheverny, Fernand propose son livre “Parenthèse Blaisoise”, publié une dizaine de jours avant.


Fernand Piaroux, de La Grenouille à Cheverny
Photo 4

Fernand Piaroux, de La Grenouille à Cheverny
Photo 3

Fernand Piaroux, de La Grenouille à Cheverny
Photo 6
Fernand Piaroux, de La Grenouille à Cheverny
Photo 5

Fernand Piaroux, de La Grenouille à Cheverny
Photo 9

Fernand Piaroux, de La Grenouille à Cheverny
Photo 7

Photo 8


La Grenouille n°51 - avril 2021
















Le Capitaine Marleau enquête à Cour-Cheverny

Le Capitaine Marleau à Cour-Cheverny
Josée Dayan donne ses instructions au
"Capitaine Marleau", alias Corinne Masiero.
Un beau casting pour le 25e épisode de la série « Capitaine Marleau », qui a été tourné à Blois et dans plusieurs communes environnantes, du 11 au 26 février. 
Le Capitaine Marleau à Cour-Cheverny
Corinne Masiero, affublée de sa célèbre chapka,
Josée Dayan et son non moins célèbre cigare entre
les doigts, et lacomédienne Pascale Arbillot.
Le tournage au lieudit « Le Rouvre », à Cour-Cheverny s’est déroulé durant 3 jours, du 17 au 19 février. La belle journée ensoleillée du 19 février a vu l’arrivée de la vedette de la série, Corinne Masiero, qui incarne le capitaine de gendarmerie Marleau. Au volant de sa vieille Range Rover verte délavée, elle opère un virage brusque dans la cour avant de s’immobiliser devant la porte d’entrée de la propriété. La prise de vue de cette arrivée ne convient pas à la réalisatrice, Josée Dayan : le caméraman n’a pas opéré la bonne rotation qui aurait permis de visualiser correctement la façade de la maison. On refait la prise... Cette fois, l’image est surexposée au goût de la réalisatrice, qui exprime son insatisfaction en tirant sur son énorme cigare. La troisième prise sera la bonne pour cette séquence.Jean-Christophe Cardineau, le directeur de production, nous précise que cet épisode bénéficie de la présence d’actrices et d’acteurs confirmés et populaires, tels Bruno Bénabar, chanteur qui s’est déjà distingué dans plusieurs rôles à la télévision, Charlélie Couture, Marius Colucci, Pascale Arbillot et Thierry Hancisse (Sociétaire de la Comédie Française), mais aussi Nolwenn Leroy, dont c’est la première apparition dans une fiction. 

Les coulisses
Le Capitaine Marleau à Cour-Cheverny
Jean-Christophe Cardineau, directeur de production,
surle lieu de tournage au lieudit“Le Rouvre”
à Cour-Cheverny
C’est le 5e épisode de la série auquel participe Jean-Christophe Cardineau : « Chaque épisode doit être tourné en 15 jours... 16 maximum. Pour celui-ci, nous avons effectué des repérages depuis décembre 2020 dans la région. La pandémie actuelle complique l’organisation, surtout l’intendance. Une quarantaine de personnes gravitent autour de la réalisatrice et des comédiens. À Cour-Cheverny, c’est le château de Sérigny qui abrite l’infrastructure (mais pas l’hébergement) pour 3 journées de tournage à proximité : cantine, bureaux pour la production, loges pour les comédiens, chapiteau pour accueillir les figurants qui prennent les repas... Un "référent Covid" fait respecter les consignes gouvernementales et les gestes barrières. La production assure un repas par jour à chacun grâce à une cantine qui suit l’équipe. Mais il faut trouver un hébergement (hôtel ou appart’hôtel) avec une autonomie pour la prise des repas du soir ».

La semaine suivante, 3 jours de tournage ont eu lieu au lycée horticole de Blois. 200 figurants ont été mobilisés, dont 80 au lycée horticole, et les autres recrutés auprès de la population locale. 

Une équipe soudée autour de Josée Dayan
La réalisatrice de 77 ans s’entoure de collaborateurs de confiance avec lesquels elle a l’habitude de travailler, mais aussi, en complément, de techniciens et d’intermittents du spectacle locaux. 

Le Capitaine Marleau à Cour-Cheverny
La chambre de la victime reconstituée
par les décorateurs
Le thème de l’histoire
Le capitaine Marleau enquête sur le meurtre de Claire, une adolescente qui poursuivait ses études au lycée horticole. L’affaire s’avère compliquée et l’enquêtrice a besoin de cerner la personnalité de la victime qui dissimulait ses parts d’ombre, d’où le titre de l’épisode : « Claire obscure ». Le tournage de Cour-Cheverny s’est donc effectué « au domicile des parents de la victime ». La visite de sa chambre, comme il est d’usage dans cette situation, nous éclairera un peu sur la personnalité de la jeune fille.
Jean-Christophe Cardineau : « Même si nous tournons en décors naturels, il est souvent nécessaire d’adapter le décor : on peut avoir à ajouter une cloison, à ramener des éléments de décor en rapport avec le scénario... Par exemple ici, nous avons reconstitué complètement la chambre de la jeune victime »

L’épisode « Claire obscure » devrait être diffusé sur France 3 en septembre ou octobre 2021. 


J.-P. T 

La Grenouille n°41 - avril 2021


Stéphane Jouannest, greenkeeper

Stéphane Jouannest, figure du Golf de Cheverny, est un nouveau retraité

Stéphane Jouannest, greenkeeper au Golf de Cheverny
Stéphane Jouannest et François-Xavier Beaugeard
L’histoire professionnelle de Stéphane Jouannest se confond avec l’histoire du golf de Cheverny depuis 33 ans. Il occupait le poste de « greenkeeper » , avant de prendre sa retraite le 1er avril 2021. 

Stéphane Jouannest : « Je suis arrivé en poste en décembre 1987, embauché par l’entreprise qui a créé le golf de Cheverny. J’ai participé à son élaboration jusqu’à son inauguration en septembre 1989. J’étais responsable d’une équipe composée de quatre jardiniers et d’un mécanicien pendant une dizaine d’années. Puis, avec l’évolution des matériels devenus plus performants qui nous permettaient de gagner du temps en réduisant la pénibilité, le nombre de jardiniers a été réduit à trois. Au tout début des travaux, nous avons planté 2 000 arbres sur un terrain de 135 hectares (dont 35 hectares d’étang). D’avril à octobre, l’équipe entretient le golf 7/7 jours : les greens sont tondus tous les jours ».

téphane Jouannest, greenkeeper au Golf de Cheverny
Validation du label « Golf pour la biodiversité » à Cheverny
Un inventaire de la faune et de la flore a été effectué sur le terrain de golf de Cheverny au long de l’année 2018 par « Sologne nature environnement ». Le label a été créé à la demande de la Fédération française de golf en partenariat avec le Muséum national d’histoire naturelle. Le golf de Cheverny fait partie des 28 golfs labellisés en France. Il comprend 15 types d’habitats naturels où cohabitent 274 espèces animales, dont 70 espèces protégées ou menacées de disparition. La qualité de l’eau y est avérée et les bonnes pratiques d’entretien contribuent à cette préservation. Stéphane Jouannest nous précise qu’il n’utilise pas d’insecticides et que l’arrosage est réalisé avec l’eau de l’étang. Le terrain clos empêche la présence de grands animaux sur cet espace, notamment les sangliers qui feraient beaucoup de dégâts. Pour autant, quelques chevreuils sont tolérés... 

téphane Jouannest, greenkeeper au Golf de Cheverny
Stéphane Jouannest : « Depuis quelques années, on observe un changement de climat. La pluviométrie est anormalement basse au point que beaucoup d’arbres meurent prématurément. Nous sommes désormais vigilants à planter des arbres qui s’adapteront à notre région en tenant compte du réchauffement climatique... La forêt française va changer dans les cinquante ans à venir... ».

« L’explosion » du nombre de golfs dans les années 80
Parisien d’origine, Stéphane Jouannest commence à travailler en 1982, après une formation « Espaces verts » de cinq ans. Il travaille quelques années dans le secteur du paysage avant d’intégrer, en 1986, une formation spécifique de greenkeeper pendant un an à Dunkerque. Il effectue un stage à Saint-Cloud, puis à Saint Andrews, en Écosse, où se trouve l’un des plus anciens parcours de golf du monde.
Stéphane Jouannest :

téphane Jouannest, greenkeeper au Golf de Cheverny
« Dans les années 80, on créait en France des dizaines de golfs chaque année. La formation de Dunkerque n’existait que depuis 1985 : il y avait une telle demande de greenkeeper qu’il fallait y répondre ». 

Stéphane Jouannest durant le mois de mars 2021 a accueilli son successeur, François-Xavier Beaugeard, le nouveau greenkeeper du golf de Cheverny.
Stéphane nous a confié qu’il était pleinement satisfait de ce choix... Fort de 13 ans d’expérience, François-Xavier est passionné par son métier, comme lui-même l’a toujours été... Stéphane peut donc partir en retraite sereinement, le relais est assuré... 

J.-P. T.

téphane Jouannest, greenkeeper au Golf de Cheverny

La Grenouille n°51 - avril 2021

Ossyane Clamens, à la découverte des métiers

La Grenouille n°52 - juillet 2021 :

Ça a soufflé sur l'île de Bréhat...
Comme promis dans notre précédent numéro, Ossyane Clamens, jeune Chever­noise de 14 ans, nous parle de ses deux semaines de stage de souffleur de verre au mois de juin sur l’île de Bréhat, dans les Côtes d’Armor.

La Grenouille : Comment s’est déroulé ce stage ?
Ossyane Clamens : « Très très bien ! avec des maîtres de stage passionnants et pas­sionnés, et le hasard a voulu qu’ils soient de Loches et Romorantin ! et qu’ils aient fait un stage à Amboise ! Super ambiance, beaucoup de jeunes, avec une mise en route facile, et dès le début j’ai participé aux différents ateliers ».

LG : Qu’avez-vous appris ?
O. C. : « Tout un tas de choses sur le verre, les couleurs, le matériel, la température, comment manier le matériel, les différentes écoles, etc. J’ai pu travailler plusieurs fois pour la réalisa­tion d’un cygne qui m’a fait prendre conscience du temps qu’il faut pour travailler la matière ».

Ossyane Clamens, à la découverte des métiers
Ossyane Clamens
LG : Quel intérêt avez-vous trouvé dans cette activité ?
O. C. : « Ce stage est passionnant car tous les jours on réalise de belles oeuvres. Nous avons travaillé sur un projet pour la façade d’un bâti­ment public à Paris, et nous avons fabriqué beaucoup de pièces, ce qui m’a permis de mieux comprendre comment on les façonne ».

LG : Souhaitez-vous aller plus loin dans cet apprentissage ?
O. C. : « Oui, j’aimerais intégrer l’année pro­chaine, à la fin de ma 3e, une école d’art à Moulins. Auparavant, je vais essayer d’obte­nir un stage à la verrerie d’Amboise où mes maîtres de stage ont travaillé. Cela me per­mettra de vérifier si c’est vraiment ce métier que je veux faire ».

LG : Parlez-nous du métier de souffleur de verre…
O. C. : « Il faut être patient, rapide, adroit, précis, attentif, calme, créatif… On y trouve l’intérêt de travailler une belle matière, de faire de belles pièces, des petites mais aussi des gigantesques. Mais il y a peu de débouchés, et il faut au moins 10 à 15 ans de pratique pour devenir verrier autonome… ».

LG : Et la vie sur l’île de Bréhat ?
O. C. : « J’ai adoré la vie sur l’île ; elle est petite, on se voit tous, les gens sont chaleu­reux et solidaires. La famille qui m’a reçue ressemble à la mienne : 3 enfants, 3 chiens, et elle aime la nature… J’aimerais trouver l’année prochaine un travail saisonnier (pour cet été, je n’ai pas encore l’âge), mais souhaite revenir très vite à Bréhat pour continuer à me former. De plus j’adore faire des photos et j’ai pu en faire des centaines, l’île est juste très belle… ».

LG : Que retirez-vous de cette expérience ?
O. C. : « J’ai envie de poursuivre dans ce mé­tier et la vie sur cette île m’a beaucoup appris (partage, solidarité, …). Je conseille ce type d’expérience à des jeunes de mon âge, mais il faut être un peu autonome et ne pas avoir peur d’être sans ses parents pendant 15 jours ! ».

LG : Et mainte­nant, quel est le programme ?

O. C. :
« Racon­ter à mes profs, mes copines et copains et à ma famille, montrer mes photos, partir en vacances et rechercher d’autres endroits comme la Citadelle (Les Ver­reries de Bréhat) pour trouver mes stages de l’année prochaine ».

Propos recueillis par P. L.

N. B. : Une petite vidéo accompagne cet article, visible en cliquant ici.


La Grenouille n°51 - avril 2021

Ossyane Clamens est une jeune Chevernoise de 14 ans qui va nous faire partager une de ses nombreuses passions, dans un domaine peu connu. 

Ossyane Clamens à la découverte des métiers
Ossyane Clamens
Après un parcours classique au collège de Contres, et trouvant peu d’intérêt dans les matières scolaires, Ossyane a intégré en septembre dernier une classe de 4e « Préparation des métiers » au Lycée de La Providence (1), pour découvrir de nouveaux horizons… Ce cursus lui offre en effet la possibilité de multiples rencontres avec des entrepreneurs tout au long de l’année. Il lui permet de découvrir différents métiers tout en passant son brevet des collèges en fin de 3e et de réaliser quatre stages de deux semaines en entreprise : de bonnes occasions de découvrir des métiers connus ou moins connus… 

Ossyane est très active : elle pratique le rugby (où elle est capitaine de son équipe), et la voltige en équitation. Elle aime tout ce qui est créatif, notamment la photo et le dessin, ou la fabrication d’objets divers ou de bijoux… 

Elle est attirée par toutes sortes de métiers : fauconnerie, chocolaterie, métiers de bouche. Sans savoir précisément ce qu’elle voudrait faire plus tard, elle aimerait pour l’instant tester différents métiers en 4e et 3e afin de faire son choix pour la suite de ses études. 

Il y a quelques mois, elle a regardé un reportage de l’émission « Maison France 5 » concernant un souffleur de verre. Elle a été subjuguée par la matière, les couleurs, et attirée par le côté créatif et physique de ce métier. 

En vacances à l’automne avec ses parents en Bretagne, elle a visité la verrerie de l’île de Bréhat (Côtes d’Armor) où elle a pu rencontrer les gens du métier (direction, salariés, stagiaires), ce qui l’a confortée dans l’idée de découvrir ce beau métier, peu connu. Elle a envoyé sa lettre de motivation et a été acceptée pour un stage de 2 semaines qui aura lieu en juin prochain. Elle va donc mettre à profit ce stage pour découvrir le métier, l’intérêt qu’elle peut y trouver et les filières pour s’y former. Ce sera aussi pour elle une occasion de découvrir la vie insulaire, sur ce territoire de 3 km 2, peuplé de moins de 400 habitants. Ossyane a promis de partager avec La Grenouille à son retour cette expérience originale que nous avons hâte de découvrir… 

P. L. 

(1) Lycée privé La Providence à Blois - Lycée des Métiers des Services à la Personne et des Organisations. 

La Grenouille n°51 - avril 2021

Part'Âge

 Part'Âge, pour tous les âges

La Grenouille a rencontré Nadine Hermelin, qui nous a présenté l’association Part’âge dont elle est présidente. 

Association Part'Age à Cour-Cheverny
Nadine Hermelin : « L’association a été créée en 2005, à l’occasion et dans le cadre de la formation du BEA TEP (Brevet d’État d’Animateur Technicien de l’Éducation Populaire et de la jeunesse) de Maryline, membre du personnel de La Favorite, afin de mettre en place un projet pour la validation de son diplôme. Elle compte aujourd’hui 22 membres. La première étape du projet a conduit à créer une association avec les membres du personnel, les résidents et les familles, de tous les âges, d’où le nom "Part’âge", avec pour objectif de tisser des liens, organiser des activités, des manifestations et des moments de détente. 
En décembre 2005, l’association a créé le Marché de Noël, qui n’existait pas à Cour-Cheverny, sur l’esplanade de l’Ehpad avec animation musicale et tombola. Beaucoup d’exposants sont venus nous rejoindre et ont contribué à la réussite de cette manifestation.
Chaque année, les résidents, les membres de l’association et les bénévoles attendent le jour "J" avec impatience et se font une joie à l’idée de préparer ce marché qui a lieu désormais à l’intérieur de l’Ehpad. Part’âge a également conclu un partenariat avec l’établissement bancaire du village pour la réalisation des affiches et banderoles qui annoncent cette manifestation.
En cours d’année, les membres de l’association participent aux différentes activités de I’Ehpad (judo, loto, spectacles, sorties, etc.) afin d’accompagner les animatrices.
L’association offre également un cadeau à chaque résident pour son anniversaire, et fleurit les tables au 1er mai.
Association Part'Age à Cour-Cheverny

D’autres évènements sont régulièrement organisés, comme par exemple : 

  • en septembre 2016 et 2017, concert avec La Lyre de Cour-Cheverny/ Cheverny,
  • en 2017, appel à projets auprès d’un établissement bancaire et participation de l’association pour l’achat d’un "parcours santé" intérieur, permettant de favoriser la marche, l’autonomie et la motricité des résidents, 
  • en 2019, appel à projets auprès d’un établissement bancaire pour l’achat d’un tatami permettant de pratiquer le judo (équilibre, prévention des chutes, etc.), 
  • en mai 2019, repas des familles et Fête des fleurs avec animation musicale. 
Association Part'Age à Cour-Cheverny
L’année 2020 aura hélas été perturbée par la pandémie de Covid-19, nous obligeant à suspendre provisoirement les animations prévues… Souhaitons que l’année 2021 permette de reprendre nos activités pour le bien-être des résidents de La Favorite »

Association Part’âge 
Présidente : Nadine Hermelin
Contact : Tél. : 02 54 79 22 85 - 06 68 10 33 93
Email :
nadinehermelin@orange.fr









La Chaîne de Sologne

 La Chaîne de Sologne, pour que tout s’anime…

Vous êtes nombreux à avoir rencontré quelques membres de cette association mobilisés un week-end de fin novembre pour participer à la collecte de la Banque alimentaire devant les magasins CocciMarket et Vival à Cour-Cheverny. C’était la première des actions que l’association se propose d’organiser avec et au service de la population locale.

Son président, Frédéric Selva, nous a présenté La Chaîne de Sologne : « À l’issue des élections municipales de Cour-Cheverny, quelques ami(e)s réuni(e)s autour de moi ont souhaité continuer à se mobiliser pour venir en aide aux personnes en difficulté, et créer pour cela une association. Il s’agit pour nous de soutenir et de mener des actions et projets concrets qui concourent à l’animation de la vie locale, à l’attractivité du territoire et à l’amélioration du « bien-vivre ensemble » sur le territoire de Cheverny et Cour-Cheverny et des communes avoisinantes. L’association compte déjà une cinquantaine d’adhérents ».

Quelles sont vos priorités ? F. S. : « Notre action vise tout d’abord à aider les personnes fragiles, notamment âgées, et celles en situation de handicap. La crise sanitaire et ses contraintes difficilement vécues par certaines personnes nous ont confirmé la nécessité de nous mettre au service de ces personnes en difficulté ».

Une première action encourageante

La Chaîne de Sologne - Cour-Cheverny
Collecte de denrées alimentaires
au magasin VIVAL
La collecte pour la Banque alimentaire réalisée en novembre a conforté l’association dans son projet ; ces actions sont habituellement organisées à la sortie des grandes surfaces, et la réaliser dans un village constituait une première… Ce fut un grand succès : au-delà de l’aspect quantitatif (430 kg de denrées réunis, l’équivalent de 850 repas), les bénévoles de La Chaîne de Sologne ont constaté combien les habitants étaient heureux de se rendre utiles, et enclins à participer à une action locale organisée par des gens du village et au service d’un projet solidaire. Ces réactions humaines très positives ont permis de confirmer que de nombreuses énergies locales peuvent être mobilisées au service du plus grand nombre, en les fédérant sur des projets concrets.

La Chaîne de Sologne - Cour-Cheverny
Collecte de denrées alimentaires
au magasin CocciMarket.
D’autres projets vont suivre F. S. : « Au-delà des actions comme l’aide ponctuelle à une personne ou à une famille, nous souhaitons agir sur tout ce qui peut contribuer à la qualité de la vie locale et notamment : 

  • informer, conseiller et soutenir les habitants et les acteurs économiques locaux dans leurs démarches et leurs projets,
  • faciliter le dialogue entre les entités locales et la population,
  • inciter les habitants à prendre des responsabilités, en nous appuyant sur les connaissances, les compétences et l’expérience de chacun, qui peuvent apporter beaucoup à la collectivité. Notre association se propose également d’être un lieu d’information, d’écoute et de dialogue pour contribuer à la qualité de la vie locale. Elle utilisera pour cela les ressources humaines locales qui ne manquent pas, en les fédérant autour de projets concrets qui seront définis autour des besoins exprimés ».

Quelles seront vos prochaines actions ?
F.S. : « Il est encore un peu tôt pour évoquer notre programme, qui est en cours d’élaboration. Nous informerons régulièrement les habitants de nos projets (sur différents supports, et notamment une page Facebook) afin de rassembler les bonnes volontés et les moyens que chacun pourra mettre à disposition pour contribuer à la réussite de nos actions ».

L’association a besoin de vous pour réussir ses projets
Vous pouvez soutenir l’association en participant à ses prochaines actions ou/et en y adhérant : - adhésion annuelle individuelle 15 € - adhésion couple 20 €.

La Chaîne de Sologne - Cour-Cheverny
La Chaîne de Sologne
Président : Frédéric Selva 
5, Clos de Courgrand
41 700 Cour-Cheverny
Contact : Tél. :
06 33 98 85 58 (Frédéric Selva)
ou 06 25 12 27 51 (Pauline Chambrier, secrétaire)

Les bénévoles de la Banque alimentaire  (au centre Bertrand Forzy, président  pour le Loir-et-Cher, accompagné de Pierre  Collet et Claude Hermon, responsable entrepôt) réceptionnent les denrées récoltées par La Chaîne de Sologne (Frédéric Selva et Brice Deloison)

La Grenouille n°50 - Janvier 2021

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