François Millon, peintre à Cour Cheverny

François Millon, peintre dans le Loir-et-Cher depuis quelques années, vient de transférer l’atelier de peinture créé il y a trois ans, au sein de la clinique de La Borde de Cour-Cheverny près du centre bourg
(rue du stade derrière le Clos de la Calèche).

François MILLON (debout, chemise grise)
dans son atelier de Cour-Cheverny
Approchant la soixantaine, c’est après un parcours très éclectique et riche d’expériences diverses qu’il s’est fixé chez nous. Fils d’un psychiatre, il s’inscrit à 18 ans à l’école de mime et de théâtre de Jacques Lecocq à Paris, puis, après avoir acheté et transformé une péniche de 38 mètres en théâtre itinérant, il parcourt la France des canaux avec sa troupe, devenant à l’occasion marinier. Après cet épisode itinérant, il devient imprimeur et apprend la technique de la lithographie en travaillant pour des artistes célèbres dont Paul Delvaux.

Après cette expérience professionnelle, ayant toujours peint depuis l’âge de 12 ans, il décide de consacrer tout son temps à la peinture. De 1993 à 2008, il participe à de nombreuses expositions et salons en France et à l’étranger. En 2007, repris par la passion de la navigation, il achète aux Pays-Bas un chalutier-crevettier construit en 1908 et y installe son atelier itinérant jusqu’en 2009.

François Millon ne définit pas sa peinture comme « abstraite pure » ; elle est, pour lui, plutôt emprunte «d’abstraction lyrique» car il y a toujours une touche figurative dans ses tableaux. Il souhaite aujourd’hui travailler davantage avec d’autres matières : les collages, le plâtre, sur bois…

La création de son atelier pour les patients de La Borde provient, d’une part, de ses liens familiaux avec le docteur Oury et, d’autre part, de l’intérêt qu’il a toujours porté à « l’art brut ». Le concept d’art brut a été inventé en 1945 par le peintre français Jean Dubuffet. Il regroupe des productions réalisées par des non-professionnels de l’art, indemnes de culture artistique, oeuvrant en dehors des normes esthétiques convenues. Dubuffet entendait par là un art spontané, sans prétentions culturelles et sans démarche intellectuelle. L’un de ses représentants les plus connus est Ferdinand Cheval dit le « facteur Cheval ».

François Millon a ouvert l’atelier aux patients de La Borde deux jours par semaine ; il leur apprend les techniques qu’il connaît et pratique lui-même, mais l’expression et les techniques utilisées par eux sont entièrement libres.

Si vous souhaitez mieux connaître, 
voire rencontrer François Million :         Tél. :  06 12 92 78 18   Email :  millon38@yahoo.fr

Le Héron – La Grenouille n° 16 – Juillet 2012