Marion Dutoit a choisi de poser ses valises à Cour-Cheverny fin 2022. Elle a quitté l’ambiance du littoral de la région du Havre pour la Loire... Marion a découvert le Loir-et-Cher suite à une première mission à Bracieux (2018-2020) dans le cadre de ses activités professionnelles.
Faire de la
vulnérabilité une force
M. D. : « Chaque projet est différent. Il y a toujours
un temps d’enquête à la recherche d’un sujet sur mesure par rapport au groupe avec
lequel je vais travailler ». Auprès
des publics fragilisés, adultes ou enfants, cette prise de conscience de la
richesse du groupe vise à sortir l’oeuvre du milieu de soins vers le milieu de
l’art et l’espace public pour qu’elle soit partagée et sa production valorisée.
Les projets réalisés s’inspirent de près des paysages et de la culture locale, la saisonnalité impacte donc directement leur déroulement : le printemps est très chargé, l’hiver plutôt une période d’écriture et l’été axé sur la post-production. Dans les interstices du calendrier de résidences, Marion est à l’atelier et développe des séries thématiques plus personnelles, en peinture ou en sculpture.
Les Glaneuses d’eau
C’est le titre d’un projet
que Marion développe actuellement avec le soutien de la Région Centre-Val de
Loire sur le thème de la disponibilité de l’eau potable. Il s’agit de marcher avec
des groupes qui ont un lien ou non avec la terre pour recueillir des boues qui
retiennent l’eau. Marion demande au groupe de sculpter des bols avec cette
terre. Pour ce faire, elle a créé une association, « La force des faibles », qui
sera porteuse d’autres projets.
Parmi Les Glaneuses d’eau,
des chercheurs de l’université de Tours donnent leur lecture de « l’invisible »
sur cette matière fondamentale. Par exemple, Sébastien Salvador Blanès, directeur
de recherche, est archéologue du sol et Célestine Delbrat est hydrogéologue. Ce
projet sur l’eau irrigue de nombreux sujets, très actuels. Marion est
encouragée et soutenue par le Pays des Châteaux afin de modeler un projet plus
vaste, à long terme, sur d’autres régions.
La marche est une
action très fédératrice en lien avec le paysage et la terre
Actuellement, pour le
projet des « Glaneuses d’eau », Marion est déjà accompagnée par plusieurs
groupes : le CDPNE, des étudiants de l’école de la Nature et du Paysage de
Blois, la clinique de Saumery, le collège de Bracieux, les Maisons de Bois Vert
à Cour-Cheverny, les Marcheuses de Blois, la communauté de communes du Grand
Chambord… Une dizaine de marches sont prévues sur les bassins du versant de
Loire et en Sologne qui précèdent les ateliers de modelage.
Si vous désirez vivre
cette expérience, entre sciences de la terre et art, n’hésitez pas à prendre
contact.
Contact : lesglaneusesdeau@laforcedesfaibles.fr
(1) École nationale
supérieure de paysage de Versailles.
J.-P. T
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